Cette année, pour la fête des pères, j’ai eu envie de faire quelque chose de différent. Pas un podcast sur un jeu vidéo, pas une chronique culturelle, pas une analyse. Juste une histoire. La mienne. Celle de mon père. Celle de ma famille.
Il y a un an, mon père est décédé. Depuis, comme beaucoup de gens confrontés à un deuil, j’ai repensé à des centaines de souvenirs. Certains importants. D’autres complètement insignifiants en apparence. Une radio allumée dans le laboratoire. Une route de campagne empruntée des centaines de fois. Des bonbons donnés en douce aux petits-enfants. Un coup de téléphone ordinaire devenu, sans que personne ne le sache, le dernier.
Dans ce podcast, je ne cherche pas à dresser un portrait parfait. Mon père n’était pas un héros. C’était un homme. Avec ses qualités, ses défauts, ses certitudes, ses erreurs et ses contradictions. Un homme qui m’a transmis énormément de choses, parfois volontairement, parfois sans même s’en rendre compte.
Au fil de ces neuf chapitres, je raconte les souvenirs qui me sont revenus, les leçons que j’ai reçues, celles que j’ai comprises beaucoup plus tard, et celles que j’essaie aujourd’hui de transmettre à mes propres enfants. Parce qu’au fond, cette histoire ne parle pas uniquement de mon père. Elle parle aussi de ce qui relie les générations. De ce que l’on reçoit. De ce que l’on transforme. Et de ce que l’on choisit de transmettre à notre tour.
J’y parle de famille, de silence, de transmission, de paternité, de deuil, mais aussi de football dans le jardin, de pâtisserie, de figurines Warhammer, de jeux vidéo, de cinéma et de toutes ces petites choses qui finissent par composer une vie.
C’est probablement le projet le plus personnel que j’ai jamais réalisé. Un exercice parfois difficile, souvent émouvant, mais aussi profondément apaisant. Parce qu’en racontant cette histoire, j’ai fini par comprendre certaines choses que je croyais déjà savoir. Sur mon père. Sur moi. Et sur la place que nous occupons tous dans cette longue chaîne familiale dont nous ne sommes finalement qu’un maillon de passage.
Si vous décidez de m’accompagner pendant cette heure de souvenirs, de réflexions et de musique, merci. J’espère que ce voyage vous rappellera certains des visages, des voix et des histoires qui ont contribué à faire de vous la personne que vous êtes aujourd’hui.
Musiques utilisées :
Ode to My Family — The Cranberries
Wot's... Uh the Deal? — Pink Floyd
Simple Man — Lynyrd Skynyrd
Sweet Child O' Mine — Guns N' Roses
I Am a Man of Constant Sorrow — The Soggy Bottom Boys
The Show Must Go On — Queen
Take Me Home, Country Roads — The cloverhearts
Heavy Is the Crown — Linkin Park









